EVAN FOURNIER, PRO A 16 ANS

Les traditions sont tenaces à Nanterre. Le club, qui débute demain (20 heures) face à Aix-Maurienne sa sixième saison en Pro B, s’est en effet spécialisé dans le recrutement de jeunes français auxquels il donne leur chance (Adrien Moerman, Souarata Cissé ou Edwin Jackson notamment). Une politique confortée et renforcée cette saison encore avec une escouade de joueurs dont la moyenne d’âge dépasse à peine les 22 ans (22,3 exactement !).

Parmi eux (Gomis et Tornato n’ont que 20 ans) se trouve Evan Fournier. A 16 ans (il fêtera ses 17 ans fin octobre), le natif de Charenton sera l’une des attractions de la saison.
Pourtant, le jeune arrière, pensionnaire de l’Insep depuis deux ans, « devait », par contrat et pour finir son cursus, jouer encore une saison au Centre
fédéral (N 1). Ce dernier n’était d’ailleurs pas décidé à laisser partir sa perle (5 e marqueur de N 1) et avait fixé une clause de départ à 120 000 €. Ses parents, anciens judokas pros, n’insistent pas car ils veulent que leur fils passe son bac et les conditions à l’Insep le permettent. Mais rien ne résiste à la détermination de Fournier. « Je m’étais d’abord fait une raison mais après l’Euro juniors (NDLR : finaliste et élu dans le 5 majeur de la compétition cet été) , je me suis rendu compte que je devais jouer ailleurs qu’en N 1 pour progresser, explique l’intéressé. Nanterre, c’est l’idéal. Ce n’est pas loin de chez moi, c’est un club qui laisse jouer les jeunes et me permettra de franchir un cap. »
Après des semaines de discussions, une convention tripartite est signée entre la Fédération, le joueur et le club. Il passera finalement son bac ES par correspondance et a « déjà fait beaucoup de progrès en anglais grâce aux Américains ». « Je n’ai pas peur de ce qui m’attend, assure Fournier, c’est un beau challenge. Mais je suis ambitieux et mon but est d’aller en NBA un jour. »

 

Par Julien LESAGE, LE PARISIEN 25.09.2009

DES NEWS D'EVAN

Âgé seulement de 16 ans (17 fin octobre), Evan Fournier (1m98, 89kg) s'est engagé avec la JSF Nanterre. En effet, une convention tripartite entre la Fédération Française, le joueur et notre club a été établie afin qu'il puisse évoluer cette saison sous nos couleurs. Le jeune joueur évoluait la saison passée avec le Centre Fédéral en N1, division dans laquelle il a terminé cinquième meilleur marqueur. Sa belle saison s'est d'ailleurs prolongée cet été puisqu'il a été élu durant l'Euro Junior dans le meilleur cinq majeur du tournoi, inscrivant en moyenne 12,4 points en 22 minutes. Notre jeune recrue apparait indiscutablement comme l'un des plus grands espoirs du basket français.
 
A l’issue de la rencontre face à Lille remportée par nos joueurs sur le score de 79 à 56, nous sommes allés à la rencontre d’Evan Fournier, auteur d’un match très abouti. Cette interview a été l’occasion de revenir avec notre jeune vice-champion d’Europe 18 ans et moins sur le match du soir mais aussi de nous donner ses impressions sur sa saison.

Bonjour Evan, mardi, vous avez remporté une belle victoire face à Lille. Ton sentiment sur la rencontre ?

Je suis très content. Nous avions perdu à l’aller de justesse et nous nous étions un peu fait chambrer. On était donc très revanchard et on avait à cœur de l’emporter ce qui a été chose faite. En plus, tout le monde a pu rentrer donc la fête est belle.


Justement, comment aviez vous aborder cette partie ?

Après la défaite au Portel, on a eu droit à un gros entraînement dimanche et a de la récup le lundi. Le coach avait axé les entraînements sur le développement de l’agressivité défensive mais aussi sur la création de jeu en phase offensive.


A titre personnel, on te voit évoluer ces derniers temps en meneur ? Tes sensations sur ce poste, un peu inhabituel pour toi ?

C’est vrai que je suis positionné en meneur pour la première fois. Très sincèrement, c’est une belle expérience. En plus, ça m’a permis de gagner énormément en intensité. Certes, c’est vrai que je suis plus un arrière qu’un meneur mais jouer au poste 1 est très enrichissant et je pense que ça m’apporte beaucoup.


On sent que tu montes en puissance. Quel rôle joue le staff et tes coéquipiers dans ta progression ?

J’ai eu longuement le temps de m’entretenir avec Pascal. On a convenu qu’il fallait qu’on se fasse plus confiance mutuellement. Pour ma part, j’ai ressenti que l’on voulait m’aider à progresser. Le staff le montre d’ailleurs depuis le début de saison et l’a montré mardi en me témoignant sa confiance. Pour ce qui est de me coéquipiers, ils m’apportent également beaucoup pendant et en dehors des entraînements. Par exemple, je reste souvent shooter après les entraînements avec Xavier qui me donne ainsi quelques précieux conseils.


Mardi, tu as réalisé un match complet. Penses-tu que cette rencontre pourrait te servir de déclic pour la suite de la saison ?

C’est vrai que j’ai eu la chance de rentrer et de mettre deux contre-attaques pour débuter. Cela m’a permis de me mettre en confiance et ensuite j’ai pu dérouler. J’espère que la performance de mardi est un prémice de ma seconde partie de saison. Après, il faut garder la tête froide et à force de travail, les progrès seront là.


A titre collectif, vous avez réalisé une belle opération en battant Lille. Comment vois tu la suite de la saison ?

Le championnat est désormais scindée à deux parties. En effet, nous avons réussi à accrocher le bon wagon et du coup a lâché nos poursuivants. Il faut donc que nous continuions à produire du jeu et à prendre les matchs les uns après les autres pour obtenir le meilleur classement à l’issue de la phase régulière.

 

Par Jérôme DAJOUX, sur le site de laJSF Nanterre


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