St Charles Basketball
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Evan Fournier brille face à Oklahoma City

Evan Fournier a signé sa meilleure performance de la saison jeudi avec 19 points dans la victoire de Denver sur Oklahoma City (101-88).
 
Si la roue tourne peut-être encore plus vite en NBA qu'ailleurs, la situation est désormais favorable à Evan Fournier, un peu comme avant les play-offs 2013. Le jeune Français (21 ans) a signé jeudi soir sa meilleure performance offensive de la saison en inscrivant 19 points dans une victoire face à une des meilleures équipes de la NBA, Oklahoma City (101-88). Le Thunder est cependant en difficulté depuis le début de l'année civile (4 défaites en 6 matches), les cartons de Kevin Durant (encore 30 points à Denver) ne compensant plus pour l'instant la nouvelle absence de Russell Westbrook. «Mes coéquipiers m'ont regardé jouer», a estimé le meilleur marqueur de la ligue.
Jeudi, Fournier a pourtant eu un temps de jeu limité par les fautes (5 en 18 minutes) mais il a pris presque un tir par minute (7/13), shootant par exemple autant que le soliste Nate Robinson. Son éclosion est à replacer dans un contexte qui permet d'être optimiste : quand les Nuggets ont perdu huit matches d'affilée dans la seconde moitié du mois de décembre, Fournier tournait à moins de dix minutes par match et n'était pas entré en jeu trois fois. Depuis, Denver a mis de côté le meneur Andre Miller et a gagné quatre fois de suite avec un Fournier qui dépasse les 20 minutes par match (12,3 points en 21') avec, point très important, une réussite aux tirs à chaque fois égale ou supérieure à 50%. Et on peut imaginer que Brian Shaw va continuer comme ça. «On n'arrivait pas à trouver notre rythme mais aujourd'hui nous sommes plus équilibrés, plus harmonieux», estime le coach des Nuggets.
 
Le gros match de Ewan Fournier vs OKC,19pts,une belle réussite à 3pts,bravo ...#référence
— Jacques Monclar (@JMonclar) 10 Janvier 2014
 
Source : l’équipe.fr
 

Depuis le All-Star game, Fournier a ouvert l’Evan !

Cinq jours après avoir établi son record de points à 25 unités face à Phoenix, Evan Fournier a remis le couvert. Hier soir contre les Kings, l’arrière français a frappé fort avec 27 points à 8/11 aux tirs dont 4/6 à deux points et 4/5 à trois points, et 7/8 aux lancers. Pour ne rien gâcher, il a accompagné le tout de 5 passes, 4 rebonds, 1 interception et même un contre.
 
Grosse éval’ pour Evan !
Depuis le All-Star week-end, soit 4 matches, Evan Fournier tourne tout simplement à 17 points à 46% de réussite aux tirs, 6 rebonds et 3 passes en 30 minutes. En termes d’évaluation à l’européenne, cela lui donne une moyenne plus qu’intéressante de 18,5. Pour son coach, ce n’est pas une surprise tant le jeune francilien se donne du mal quotidiennement à l’entraînement.
« C’est ce que je dis tout le temps aux gars. Soyez prêts dès maintenant que vous n’ayez pas à vous préparer. Lui reste prêt. Il vient bosser tous les matins avec nos coachs avant les entrainements et avant les matchs. Quand tu fais le boulot, ça finit toujours par payer à un moment ou à un autre et c’est ce qui arrive pour lui en ce moment. »
De plus en plus à l’aise dans le jeu « made in NBA », Fournier semble s’être enfin complètement acclimaté à la vitesse, au physique et à la logique du jeu américain. Surtout, il ne se laisse plus déconcentrer par les éventuels choix de coach qui peuvent lui barrer la route du parquet.
Ainsi, en janvier dernier, il avait déjà enchaîné 5 matchs à plus de 10 points sur une série de 6 rencontres après avoir très peu vu le terrain pendant la vingtaine de matchs précédents (moins de 10 minutes sur 17 de ces 20 matchs). Entre le 3 et le 13 janvier, il s’était alors vengé en cumulant 14 points et 4 rebonds de moyenne avec un très bon 15/27 à trois points.
 
Plus constant car plus à l’aise
« Rester concentré est hyper difficile parce que tu as beaucoup de pensées négatives quand tu ne joues pas et que tu te frustres sur le banc. Mais c’est quelque chose que j’ai appris l’an passé. Je suis meilleur maintenant quand le coach m’appelle. Ça va être ma sixième année en tant que professionnel donc je commence à avoir de l’expérience. Garder confiance est fondamental. »
A seulement 21 ans, le francilien de naissance semble avoir franchi un nouveau palier dans son développement. Plus mature, plus patient et toujours aussi bosseur, il devient également plus charmeur et plus naturel avec ses coéquipiers aux Nuggets. Ainsi que l’explique Ty Lawson sur le site officiel de Denver.
« Il est sorti de sa coquille cette saison. L’an passé, il ne connaissait personne. Maintenant, il fait des blagues et, comme moi je le chambre en permanence, il fallait bien qu’il commence à répondre. Il est clairement plus à l’aise avec l’équipe cette année. »
 
Un nouveau pilier des Bleus à la Coupe du Monde ?
Si l’équipe ne trouve toujours pas la bonne carburation pour la première année de coaching de Brian Shaw, la progression d’Evan Fournier demeure un des points positifs de la saison pour Denver. Capable d’alterner sur les deux postes arrières avec une adresse à trois points de plus en plus solide, l’international français continue sa progression.
Et quand bien même les Nuggets n’atteignaient pas les playoffs (c’est bien parti pour), Fournier aura l’occasion de poursuivre son petit bonhomme de chemin à la Coupe du Monde cet été en Espagne. En l’absence des tauliers, Vincent Collet pourrait bien en faire un nouveau pilier des Bleus !
 
 
Source : basketusa.com
Lien :http://​www.​basketusa.​com/​news/​208249/​depuis-​le-​all-​star-​game-​fournier-​a-​ouvert-​levan/
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Evan Fournier : « Je sais que mon heure va venir »

3 décembre 2012, 14:14 par Syra Sylla

Confiant, le jeune français des Nuggets nous dit tout sur son arrivée à Denver, ses relations avec George Karl et ses ambitions personnelles.
12h près du Staples Center, vendredi dernier. Evan Fournier faisait le déplacement à Los Angeles avec les Nuggets pour y affronter les Lakers. Quelques heures avant le match, l’ancien Poitevin nous retrouvait pour un déjeuner confessions. Son arrivée à Denver, ses relations avec les anciens de l’équipe et George Karl, ses ambitions… Evan nous dit tout.
BasketSession : Quel est le sentiment qui domine quand tu entends David Stern prononcer ton nom à la draft ?
Evan Fournier : C’était un mélange d’excitation et de stress parce que j’étais encore assez nerveux. Après, t’es forcément content et soulagé. Mais la première chose qui te vient à l’esprit, c’est que maintenant il faut taffer.
BasketSession : Tu avais quelques pistes sur l’équipe qui te drafterait ?
E.F. : Je savais que je ne passerai pas Denver avec ce que j’avais fait là-bas. Je m’étais préparé à être drafté par eux. Après, il y a une différence entre ce qu’on imagine et la réalité. Quand tu mets la casquette, là tu peux te dire « C’est bon, j’y suis ». Mais tant que tu ne touches pas à cette casquette, ça reste du fictif.
BasketSession : Quel a été le discours de George Karl et du staff sur ton rôle dans l’équipe ?
E.F. : Après la draft, j’ai vu le GM. Il m’a dit qu’il fallait que je bosse physiquement. Rien de bien nouveau. Il y a quelques temps, j’ai parlé avec le coach. Il était content et il veut trouver le moyen de me faire jouer, donc on verra.
« Je n’irai pas en D-League, je le sais. »
BasketSession : Tu as ressenti qu’il t’avait suivi un peu quand tu étais à Poitiers ?
E.F. : Carrément. Ils connaissaient mon jeu, ils savent où je suis performant et ce que je peux faire. Ils m’ont vraiment demandé de progresser physiquement. En NBA, beaucoup de joueurs ont des lacunes techniques mais compensent avec la vitesse et le physique. Les Européens n’ont pas grand-chose à envier techniquement.
BasketSession : Le training camp, ça s’est passé comment ?
E.F. : Le mien a commencé juste après la draft. Quand je suis revenu à Denver, je me suis entraîné tous les jours de 8h à 13h. Je me suis entraîné comme un fou pour être en forme pour le training camp. Physiquement c’était chaud parce que tu dois être à 100% pendant 5h. En plus avec les Nuggets, on court beaucoup sur les postes extérieurs. Le jeu est basé sur les contre-attaques, donc on fait beaucoup d’exos de course.
BasketSession : Tu t’attendais à ça ?
E.F. : Oui, je me suis toujours préparé à ce genre d’exigences et d’intensité. Et c’est ce que j’aime donc je me fais plaisir.
BasketSession : Et ton intégration dans l’équipe, ça a été ?
E.F. : Je suis quelqu’un d’assez facile, je parle bien anglais et je fais le con (rires). Donc tout va bien. Quand on va au resto, je me prends les clichés genre « Mange des escargots » mais c’est cool.
BasketSession : Nando De Colo est resté trois ans en Europe avant de rejoindre les Spurs. C’est quelque chose que tu aurais pu envisager, sachant que tu n’as jamais caché que ton objectif, c’était la NBA ?
E.F. : J’aurais pu partir en Europe ou même rester en France, oui. Après, ça n’était pas mon choix. Je sais que je vais trouver quelques minutes dès cette année. Et même si je ne joue pas, je progresse. Il n’y a aucune structure comme celles qu’on peut trouver ici. On a un staff de 10 entraîneurs qui sont là pour toi. Je ne joue pas beaucoup mais je m’entraîne tous les jours. Je comprends ce que les gens peuvent penser parce qu’ils ne savent pas, mais je travaille énormément ici.
BasketSession : La D-League ce serait un échec pour toi ?
E.F. : Je n’irai pas en D-League, je le sais.
BasketSession : Et un retour en Europe, c’est envisageable ?
E.F. : Faut voir comment tu évolues. Si au bout de 3-4 ans, tu ne joues pas, il faut revenir. Je suis quelqu’un de passionné. Je suis là pour jouer avant tout, pas pour prendre des thunes.
« Andre Miller peut te mettre 20 pts en marchant, c’est un truc de fou. Contre Miami, il leur a fait la totale. Il a même posté Dwyane Wade. »
BasketSession : Ta première rencontre avec George Karl, ça s’est passé comment ?
E.F. : C’était juste après mon workout. Il voulait me connaître, en savoir plus sur ma personnalité. On a eu une discussion. C’est quelqu’un qui dégage une certaine puissance de par son expérience mais il est très sympa. A ce qu’il paraît, il est dur avec les rookies mais je n’en ai pas eu la preuve pour le moment. Au début je me demandais si c’était bien ce que je faisais.
BasketSession : Et en tant que coach, comment il est ?
E.F. : C’est quelqu’un d’assez équitable, il ne fait pas de favoritisme. Ce n’est pas quelqu’un qui crie beaucoup, il est assez philosophe. Il explique très clairement ses pensées et arrive à être pertinent. On comprend vite ce qu’il veut.
BasketSession : Dernièrement, il a fait tes éloges dans la presse. C’est quelque chose qui t’importe ?
E.F. : Ça fait plaisir à attendre, mais ce que je lis dans la presse, je m’en fous. Le meilleur compliment, c’est de me mettre sur le terrain. Je veux jouer.
BasketSession : Tu as l’air très confiant.
E.F. : Je sais que je vais finir par être sur le terrain. A l’entraînement je suis à l’aise. Je ne peux pas l’expliquer, mais je sais que mon heure va venir.
BasketSession : Quelles sont les différences entre le jeu NBA et le jeu européen ?
E.F. : C’est un jeu différent avec beaucoup d’isolations. Le jeu est plus costaud. Il y a plein de joueurs qui n’ont pas forcément beaucoup d’atouts mais qui en ont un qu’ils maîtrisent parfaitement. Il y a moins de polyvalence, mais plus d’excellence dans ce qu’ils font.
« J’ai vomi direct. Je suis arrivé, j’ai lâché la petite galette au premier entraînement. »
BasketSession : Quels sont les adversaires et coéquipiers qui t’ont le plus impressionné ?
E.F. : LeBron, c’est LeBron. Tu sais ce qu’il fait et ce qu’il est mais ça a l’air tellement facile pour lui. Dans mon équipe, Andre Miller peut te mettre 20 pts en marchant, c’est un truc de fou. Contre Miami, il leur a fait la totale. Il a même posté Dwyane Wade.
BasketSession : Il y a des coéquipiers qui te conseillent ?
E.F. : Je suis très apprécié des vétérans donc ils sont sympas avec moi. Je parle beaucoup avec Miller. Il me donne souvent son avis sur telle ou telle situation. Sur le banc, je me mets souvent à côté de lui pour l’écouter. Et parfois c’est l’inverse, c’est moi qui lui dit. Y’a un vrai échange.
BasketSession : Denver est un endroit particulier de part sa situation en altitude. Pas trop dur l’adaptation ?
E.F. : J’ai vomi direct. Je suis arrivé, j’ai lâché la petite galette au premier entraînement. Tu te sens « dizzy » en fait. J’ai mis deux bonnes semaines à m’y faire. Et là ça fait 3-4 jours qu’on est parti, en rentrant je serai mort. 1800 m c’est beaucoup. Mais c’est un avantage pour nous. Ce n’est pas un hasard si notre jeu est basé sur la contre-attaque. A chaque match à domicile, c’est flagrant. Au premier quart-temps, les adversaires sont morts.

 
 

LE MOT DU PRÉSIDENT SUITE A LA DRAFT D'EVAN FOURNIER

Fabrice CANET : « C’est avec une immense joie que nous avons appris cette nuit qu’Evan Fournier avait été drafté par la NBA en 20e position par les Denver Nuggets. L’ensemble des entraîneurs et des dirigeants de la St Charles Charenton Saint Maurice éprouvent une grande fierté à l’heure où le joueur emblématique formé au club traverse l’atlantique pour atteindre son objectif. Evan a toujours montré des qualités mentales de compétiteur de très haut niveau qui lui permettent aujourd’hui d’être le joueur qu’il est. Pour rappel, il faisait parti de l’équipe minime double championne de France en 2006 et 2007. Evan et ses parents ont toujours gardé contact avec la St Charles et nous sommes persuadés qu’ils maintiendront ce lien fort avec le club de ses débuts, pour notre plus grand bonheur. A seulement dix-neuf ans Evan Fournier peut désormais se tourner vers un avenir NBA qui lui tend les bras. En devenant le 1er joueur formé à la St Charles, drafté par une franchise NBA, Evan Fournier conforte encore plus le club à travailler pour la formation du jeune joueur en France. »
 
 

EVAN FOURNIER DRAFTE EN 20EME POSITION PAR LES NUGGETS

Premier international appelé par Stern, Fournier découvrira la NBA dans le Colorado.

Attendu un peu plus bas et annoncé aux Hawks, Evan Fournier va, sauf trade, découvrir la NBA dans le Colorado. Le joueur de Poitiers vient en effet d’être drafté en 20e position par les Denver Nuggets. Quelques analystes US sont sceptiques sur ce choix effectué par les Nuggets, puisque des joueurs initialement attendus très haut, comme Jared Sullinger, sont toujours disponibles. Surprise aussi de notre côté, puisque l’arrière/ailier semblait se diriger vers Atlanta cet après-midi. Les Hawks vont faire la tronche…

«A Denver, j’ai cassé la baraque. Ç’a été mon meilleur work-out. Tous mes tirs rentraient. lls ont le 20e choix. Pourquoi pas ?», lâchait-il à notre confrère Yann Ohnona de l’Equipe peu avant le début de la draft.

Si les choses restent en l’état, la destination du jeune Français est plutôt prometteuse. Denver est une équipe jeune, coachée par l’excellent George Karl, et avec une mentalité résolument offensive. Fournier est le premier joueur international appelé par David Stern. Cocorico and good luck !

Fournier devient donc le 21e Français à être drafté par une franchise NBA mais Evan reste cool, même s’il avoue avoir ressenti une vive émotion en voyant son nom apparaître.

«J’avoue, mon coeur s’est mis à battre très fort quand j’ai vu mon visage s’afficher sur l’écran géant. Quand je suis allé serrer la main de David Stern, j’ai surtout pensé à ne pas glisser ! Parce qu’avec les chaussures, ça glisse un peu. Et j’ai essayé de montrer mon petit drapeau France (Drapeau brodé sur le poignet de sa chemise)»

Evan Fournier rejoindra le staff de Denver dès demain (samedi) pour se familiariser avec les installations et l’équipe. Mais, il le sait, le challenge et l’aventure ne font que commencer. Il sera difficile de se faire une place dans le roster de Denver et encore plus dur de se faire un nom en NBA. D’autres jeunes Français de talent se sont cassés les dents sur ce championnat si exigeant mais sa confiance devrait être un atout de première ordre pour ne pas lâcher :

«Je ne suis pas surpris. C’est ce que je voulais. Je m’en suis donné les moyens. Et aujourd’hui, ce n’est que le début, certainement pas une finalité. Denver a un jeu que j’aime beaucoup. Ca court beaucoup, y’a pas mal d’européens et George Karl, forcément, tu ne peux qu’apprécier. »

«Le premier truc que m’a dit le general manager, c’est qu’on allait travailler sur mon corps. C’est exactement ce dont j’ai besoin, donc c’est parfait. Leur préparateur physique est excellent donc c’est super bon pour moi. Je suis vraiment impatient de commencer. »


 
 

Evan Fournier dans les pas de Tony Parker

La France compte un joueur de plus en NBA avec Evan Fournier, drafté au 1 er tour par Denver, qui s’apprête à marcher dans les pas de Tony Parker avec lequel il partage un talent précoce et une confiance en soi inébranlable.

 
Onze ans après Parker, parti vivre son rêve américain à 19 ans, Fournier, au même âge, a serré à son tour la main de David Stern, le patron de la NBA, lors de la sélection annuelle des jeunes talents universitaires et internationaux dans le Prudential Center de Newark dans le New Jersey.
ZOOM
« Je suis super heureux. Je suis impatient d’aller à Denver. J’ai vraiment eu un super feeling là-bas », a savouré le fils de judokas qui a passé les deux dernières semaines aux Etats-Unis à tenter de séduire des franchises lors d’un marathon d’essais et d’entraînements, dont un très réussi à Denver.
Choisi en 20 e position, l’ailier de Poitiers, seul étranger pris au premier tour, se voit offrir un contrat garanti de trois saisons et va, à moins que Denver ne l’envoie s’aguerrir un an de plus en Europe, renforcer la cohorte tricolore en NBA dont il est le 21 e représentant drafté, le 17 e depuis 2000.
2000, c’est l’année de la médaille d’argent des Bleus aux JO de Sydney et du titre de champion d’Europe juniors de Tony Parker. C’est aussi l’année où Fournier a commencé le basket, à Charenton en banlieue parisienne.
Il a alors huit ans et annonce déjà qu’il va jouer un jour en NBA. Comme pour Parker, son ascension est fulgurante. Passé par le Centre fédéral et le club de Nanterre, il débute en ProA dès l’âge de 17 ans à Poitiers. Rapidement responsabilisé, il est élu meilleur espoir les deux saisons qu’il passe en ProA et termine le dernier exercice avec 14 points, 3,2 rebonds et 2,2 passes de moyenne.
Doué, cet ailier longiligne de 1,97 m qui peut faire penser à l’Argentin Manu Ginobili offre un physique encore léger mais explosif et possède un tir fiable.
« Mentalement c’est le top niveau »
« C’est un joueur d’attaque, très agressif, on est heureux d’avoir mis la main sur lui », a commenté le general manager des Nuggets Masai Ujiri.
Mais ce qui a le plus marqué les recruteurs de Denver est la confiance en soi qu’affiche Fournier en toutes circonstances, sa marque de fabrique. « C’est très fort et ça se ressent dans son jeu, a noté Ujiri. « Evan, c’est une mentalité de gagnant unique. Mentalement, c’est le top niveau. Je n’ai jamais vu ça parmi les joueurs que je représente », assure même Bouna N’Diaye, agent de plusieurs joueurs français en NBA.
La comparaison avec Parker est là aussi inévitable. « Tony disait qu’il voulait être le meilleur meneur NBA et il y est presque. Evan est pareil », a souligné récemment le joueur de Portland, Nicolas Batum, qui a joué avec Nancy contre Fournier pendant le lock-out l’automne dernier et qui l’a chaperonné en 2011 lors du Hoop Summit, rencontre entre meilleurs jeunes joueurs du monde.
Cette force mentale, Fournier la revendique. « J’ai toujours prévu de me faire drafter au cours de ma 20 e année, donc mon plan se passe comme prévu. C’est symbolique d’être drafté au même âge que Tony Parker mais ça ne m’assure pas le même parcours », a admis le jeune Français.
Ambitieux et sûr de lui, Fournier ne prend la draft que comme « une étape ». Cet été sa priorité sera de développer son physique afin de convaincre ses dirigeants de le lancer dans le grand bain dès la saison prochaine.

 
 

Evan fournier est prêt a passer un cap

Après une saison rookie frustrante, Evan Fournier devrait être davantage en vue sous les ordres de Brian Shaw.
 
Si Evan Fournier a d’abord fait parler de lui cette semaine pour ses imitations de Super Mario en compagnie de JaVale McGee, le Français des Denver Nuggets a également fait belle impression sur le terrain samedi soir. Contre les Clippers, l’ancien joueur de Poitiers a montré beaucoup d’aplomb et de confiance en sortie de banc avec 16 points, 7 rebonds et 3 passes décisives (6/9 au shoot dont 3/4 à 3 pts) en seulement 19 minutes passées sur le parquet. Une ligne de stats qui aurait pu être encore plus garnie si le Sophomore n’avait pas été un poil trop agressif défensivement au point de compiler 6 fautes.
 
Malgré un temps de jeu très réduit la saison passée (11 minutes de moyenne, pour 38 matches en tout), Fournier avait laissé entrevoir quelques promesses sous les ordres de George Karl, qui l’avait même titularisé à 4 reprises lors des playoffs. L’arrivée de Brian Shaw, le départ d’Andre Iguodala, l’absence de Danilo Gallinari et une polyvalence jamais démentie devraient permettre au #94 de faire davantage son trou pour sa deuxième année dans le Colorado.
 
Petit à petit, le jeune tricolore gagne la confiance des médias locaux, ce qui n’est pas une mince affaire. Si vous ne vous souvenez pas de l’invraisemblable article de Mark Kiszla dans le Denver Post après la Draft 2012, en voici quelques extraits.
 « Les Denver Nuggets ont drafté un désastre international. La seule information dont vous ayez besoin au sujet d’Evan Fournier, c’est qu’il s’agit d’un shooting guard incapable de shooter. On peut déjà lui indiquer où est la bibliothèque. Parce qu’il est fortement improbable qu’il passe du temps sur le parquet cette saison ».
 
Un torrent de débilités que Fournier, avec le maigre terrain d’expression qui lui a été offert pour sa saison rookie, a plutôt réussi à faire oublier, avec un pourcentage au shoot extérieur plus que correct (40.7% à 3 pts) et quelques sorties convaincantes. En fin de saison principalement, le joueur de 21 ans a signé quelques perfs au scoring : 19 pts contre Brooklyn, 18 contre Utah, 17 contre Houston et, surtout, 24 face à Portland, agrémentés de 4 passes, 4 rebonds et 3 steals, et prouvé que sa marge de progression restait importante. Après son match de samedi contre LA, les commentaires sur Twitter étaient nettement plus élogieux qu’à son arrivée à Denver. On imagine bien que ceux-ci le seront encore plus s’il confirme en saison régulière…
 
Par Shaï Mamou
 
 
 

RECORD DE POINTS EN CARRIÈRE - 29/03/2013

Evan tire profit des rares opportunités que lui donne son coach pour sa saison rookie, même si ce dernier ne tarie pas d'éloges à son égard: 19pts contre Brooklyn le 29 mars 2013 et record en carrière.
 

Evan Fournier le French rookie - Bein sport

Sujet présenté par Rémi Reverchon, ancien de la St Charles en équipe 1ère!
 

EVAN - Le rêve américain - 1er teaser du dvd

 

L'ANNONCE PAR DAVID STERN

 

SA DRAFT EN IMAGES

 

LE MESSAGE D'EVAN AUX POITEVINS

 
 

LE GRAND JOUR D'EVAN FOURNIER

28 Juin 2012
L’arrière du PB 86, Evan Fournier, se présente ce soir à la draft NBA pour rejoindre le prestigieux championnat américain et sa constellation d’étoiles.

Ce soir, dans le cadre majestueux du Prudencial Center de Newark, Evan Fournier va savoir. C'est son grand jour. - (Photo Patrick Lavaud)

 
Description : http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gifDe notre envoyé spécial à New York

Depuis tout jeune, il attend ce moment. Ce soir, dans le cadre majestueux du Prudencial Center de Newark (New Jersey), Evan Fournier va savoir. C'est le grand jour. Son grand jour. Celui où le rêve peut devenir réalité lors de cette si attendue draft 2012 (à partir de 19h, heure locale; 1h du matin en France).

Depuis ses débuts de basketteur à l'âge de 8 ans, il ne cesse de déclarer qu'il jouera en NBA, le meilleur championnat du monde. Il y a dix ans, lorsque le gamin annonçait cela, tout le monde souriait. Mais c'était compter sans un mental d'acier, forgé par ses parents, eux-mêmes athlètes de haut niveau (les judokas François Fournier et Meriem Moktaa). Avec le temps, Evan a été pris au sérieux au point d'être aujourd'hui considéré comme l'étoile montante du basket français et un « prospect » de valeur par les franchises américaines.
Celles-ci ne s'y sont d'ailleurs pas trompées. Car depuis la fin du championnat avec Poitiers, le jeune homme enchaîne les « work-outs », ces fameux camps d'entraînement organisés par les clubs pour évaluer les joueurs les intéressant à la draft
: Indianapolis, Milwaukee, Memphis, Dallas, Atlanta, Denver, La Nouvelle-Orléans, Chicago et de nouveau Indianapolis où le légendaire Larry Bird, président des opérations basket, a demandé à le voir. 12.370 km au total en deux semaines, sans compter sa participation au camp de Trévise (Italie) au début du mois!
Un p
ériple qu'il effectue souvent en solitaire, les yeux rivés vers son objectif. Car il faut être très fort pour intégrer cette si désirée NBA, où les prétendants sont légion. Et si l'Amérique fabrique des stars, elle broie également des hommes. Il n'y aura que trente joueurs choisis au premier tour de la draft, le plus intéressant car offrant au joueur un contrat garanti dans la ligue de 5 millions de dollars sur trois ans et à son club d'origine 500.000 dollars, tandis que le deuxième tour (30 joueurs) ne garantit absolument rien. Fournier le sait et y croit. Comme toujours.
Sa blessure à la cheville contractée lors du dernier match avec le PB à Orléans aurait pu le faire douter, craindre pour ses chances. « Non, j'ai toujours été confiant, répond-il catégorique. Et il ne s'agissait pas d'une blessure grave. Je me suis donc concentré à fond sur ma rééducation. Je n'ai pas trop gambergé. » Et puis le nombre important de scouts américains qui se sont déplacés l'observer tout au long de la saison prouve que sa côte est grande.

 "Pressé d'être au Jour J et de réaliser mon objectif NBA. Je pourrai alors viser plus haut."

Après s'être soigné à Dallas, profitant des installations ultramodernes du champion 2011, il a donc pris son bâton de pèlerin, enchaînant les work-outs et appréciant de retrouver les fontaines de Gatorade dans les vestiaires. « C'est frais, s'amuse-t-il. Je les avais découvertes avec un plaisir immense à Portland lors du Hoop Summit il y a un an. J'avais vraiment adoré. »
Considéré comme l'étoile montante du basket français, souvent comparé à Tony Parker, l'arrière poitevin espère pousser ce soir la porte de ses rêves. Décrocher son Amérique en étant drafté. Les spécialistes l'annoncent entre le 22e et 29e choix. Lui espère le top 20. A quelques heures de cet immense rendez-vous, la pression monte progressivement. « Tout va bien… Je suis normal. Juste un peu pressé d'être au Jour J et de réaliser mon objectif NBA. Je pourrai alors viser plus haut… » Car, pour lui, la draft n'est qu'une étape vers les sommets.

 
le chiffre

500.000

C'est, en dollars, la somme que percevrait le PB 86, si Evan Fournier était sélectionné au premier tour de la draft, ce soir à Newark. Soit 400.705 €. Si l'ailier poitevin est drafté au premier tour, il aura également un contrat garanti de 5 millions de dollars sur trois ans.

 
coulisses

Une draft très relevée

D'une manière générale, tout le monde s'accorde à dire que cette draft est d'un bon niveau. Et si le cru 2012 n'est pas aussi relevé que celui de 2003 et ses grandes stars (Lebron James, Chris Bosh…), il est considéré par les médias américains comme l'un des meilleurs de la décennie.

 
Fournier très discret

Dans la dernière ligne droite avant la draft, Evan Fournier a décidé de se faire discret, ne répondant plus aux différentes sollicitations des médias. Le Poitevin, qui a participé il y a trois jours au camp d'entraînement des Cleveland Cavaliers, espère bien faire de nouveau parler de lui ce soir…

 
Memphis, Cleveland et les autres

Au petit jeu des pronostics, la rumeur envoie de manière de plus en plus insistante Evan Fournier du côté de Memphis. Les Grizzlies, qui possèdent le 25e choix, ne sont pas les seuls intéressés, puisqu'il y a également Cleveland, qui possède deux choix (4e et 24e). Dallas (17e choix) et Oklahoma (28e choix) sont également régulièrement cités.
 

Nicolas Albert


 

Evan Fournier, un nouveau Français en NBA

Evan Fournier, 19 ans, a été choisi par l’équipe NBA des Denver Nuggets lors de la draft 2012, organisée ce jeudi 28 juin à New York.

Les basketteurs français séduisent les recruteurs américains. La preuve:  la sélection du jeune joueur de Poitiers Evan Fournier (19 ans, 1,97m), en vingtième position du premier tour de la draft NBA 2012. Cette cérémonie permettant aux équipes professionnelles américaines de choisir leurs nouvelles recrues parmi les meilleurs jeunes joueurs issus de l’université ou évoluant à l’étranger, se tenait jeudi 28 juin à New York.
Retenu par les Denver Nuggets, Evan Fournier est devenu le 21e joueur français “drafté” et devrait donc évoluer l’an prochain en NBA avec un contrat garanti de trois années. Joueur précoce, il suit donc l’exemple de Tony Parker (San Antonio Spurs), Nicolas Batum (Portland Trail Blazers), Ian Mahinmi (Dallas Mavericks) et Johan Petro (New Jersey Nets) “draftés” avant l’âge de 20 ans.
Elu meilleur Jeune et meilleure Progression de Pro A (championnat français) ces deux dernières saisons, Evan Fournier affichait en 2011-12 des statistiques de 14,0 points, 3,2 rebonds et 2,2 passes avec le Poitiers Basket 86. Sorti du Centre Fédéral en 2009, il s’est aussi illustré au niveau international dans les catégories de jeunes, décrochant la médaille d’argent au championnat d’Europe Juniors en 2009, puis la médaille de bronze au championnat d’Europe des moins de 20 ans en 2011.
Dès l’annonce de sa sélection par les Denver Nuggets, le Français s’est envolé pour le Colorado, afin de satisfaire aux entretiens avec sa nouvelle équipe, mais également pour passer les tests médicaux. Sur son compte twitter, le jeune homme s’est contenté d’indiquer avant son départ «I’m soooo excited !! Can’t wait to go to Denver tomorrow morning !!»
Son agent, Bouna N’Diaye, ne cachait pas quant à lui sa satisfaction : «C’est un vrai plaisir car personne n’imaginait que l’on décrocherait cette 20e position. Ce qui est bien pour Evan, c’est qu’il tombe dans une équipe qui pratique un jeu ‘à l’européenne’ qui s’adapte parfaitement à son style. Par ailleurs, Denver va perdre des joueurs qui évoluent au même poste que lui et il aura donc la chance de décrocher rapidement du temps de jeu. Son adaptation sera aussi facilitée par le fait que Denver le connaît parfaitement, car il est suivi depuis déjà 2 ans.»
Et son agent d’ajouter : «Ce qui fait la différence avec Evan, c’est qu’il affiche une grosse motivation, une énorme volonté dans tout ce qu’il fait. Avec cet état d’esprit, il va vite s’imposer».
Au cours des prochaines semaines, Evan Fournier ne devrait pas avoir le temps de souffler, puisqu’il devrait participer à une ou deux ligues d’été avec Denver, notamment à Las Vegas jusqu’au 23 juillet, avant d’enchaîner sur la préparation collective du championnat 2012-2013.
La saison prochaine Evan Fournier rejoindra ainsi l’impressionnant contingent français de NBA (10 l’an passé et vraisemblablement 12 l’an prochain avec l’arrivée de Nando de Colo à San Antonio) et tentera de devenir le cinquième joueur tricolore à décrocher le titre de champion, comme Tony Parker (vainqueur du championnat en 2003, 2005 et 2007), Ian Mahinmi et Rodrigue Beaubois (champions en 2011 avec Dallas), ainsi que Ronny Turiaf (titre cette année avec Miami).

 

L'EQUIPE: FOURNIER A DENVER

Evan Fournier a toujours un coup d'avance. A quelques heures de la Draft, alors que les prévisions l'envoyaient au choix, à Cleveland, Memphis, Boston ou encore New Orleans, lui nous avait confié : «A Denver, j'ai cassé la baraque. Ç'a été mon meilleur work-out. Tous mes tirs rentraient. lls ont le 20e choix. Pourquoi pas ?» Il suffisait de demander. Les Nuggets ont donc sélectionné l'arrière de Poitiers (1,97 m) à la vingtième place, un cran au-dessus de ce qui était attendu (plutôt entre 25 et 30). Fournier devient le 21e Français drafté de l'histoire. Comme Tony Parker, Nicolas Batum, Ian Mahinmi et Johan Petro avant lui, le joueur est drafté avant ses vingt ans.

 
Evan Fournier est le quatrième Français à jouer à Denver, après Tariq Abdul-Wahad (1999-2002), Yakhouba Diawara (2006-2008) et Johan Petro (2008-2010). Ronny Turiaf est lui passé par Denver dans le cadre d'un échange, mais n'y a jamais joué.

 

Pendant toute la cérémonie, Fournier, assis à côté de son agent Bouna Ndiaye, qui s'occupe de nombreux Français de NBA (Beaubois, Séraphin, Batum...), a semblé décontracté. Venu en petit comité, avec ses parents, sa grand-mère, sa grand-tante, ainsi que sa compagne et son meilleur ami, Fournier a regardé les noms défiler les uns après les autres, gardant les mains sagement croisées sur son costume gris foncé, souriant de temps à autre. «On n'avait jamais eu un joueur aussi détendu», observait Jérémy Medjana, le deuxième agent de Fournier.

 
Une ligue d'été en perspective

 
«J'avoue, mon coeur s'est mis à battre très fort quand j'ai vu mon visage s'afficher sur l'écran géant, concédait tout juste le Poitevin à la carrière fulgurante, qui il y a trois ans évoluait encore au Centre fédéral. Quand je suis allé serrer la main de David Stern, j'ai surtout pensé à ne pas me casser la figure !» Un état d'esprit qui fait furieusement penser au discours d'un Tony Parker au début des années 2000. «Il a ouvert des portes à notre génération», honorait d'ailleurs Fournier, talent précoce qui sort de deux saisons riches à Poitiers, achevées par une campagne à 14 pts et 3 rbds de moyenne, agrémentée des distinctions de meilleure progression et de meilleur jeune de Pro A. 

Un choix de carrière aujourd'hui validé par cette belle consécration. «Je ne suis pas surpris. C'est ce que je voulais. Je m'en suis donné les moyens. Et aujourd'hui, ce n'est que le début, certainement pas une finalité.» A Denver, que Fournier rejoindra dès demain samedi, un premier gros challenge attendra le Français : gagner du temps de jeu dans une équipe qui compte déjà plusieurs joueurs confirmés aux postes d'arrière et d'ailier -Wilson Chandler, Aaron Afflalo, Danilo Gallinari... -, les deux où le joueur est susceptible d'être utilisé. «Le premier truc que m'a dit le general manager, c'est qu'on allait travailler sur mon corps.» Entendez renforcer sa musculature, l'un des "défauts" identifiés de Fournier, dont le jeu à risque et tout en pénétration à la Manu Ginobili nécessitera une solide charpente pour encaisser les coups.

Il sera mis à l'épreuve très bientôt lors d'une ou deux ligues d'été. Mais d'ici-là, il aura enfin eu le temps de célébrer un peu, après un marathon de onze work-outs en quinze jours, le plus grand jour de sa jeune carrière.


Yann OHNONA, à Newark New Jersey